28 septembre 2011

Dire que les personnes  ayant quitté les Bouchôleurs après la tempête n’y avaient pas « d’attaches » est tout aussi faux que de continuer à colporter l’idée que ces maisons ont été rachetées par les Domaines (et les assurances de chacun) pour des sommes « pharamineuses ». Faut-il rappeler ce que pouvait valoir une minuscule maisonnette, en front de mer, avant Xynthia ? Faut-il préciser ce que vaut la moindre maison dans Châtelaillon ?

Réjouissons-nous ensemble du fait que ceux qui ont choisi de rester, quelles que soient leurs raisons, puissent le faire et arrêtons de faire passer les autres pour des lâches, des opportunistes etc… Qu’ils aient subi ou non la tempête, certains se sont arrogé le droit de parler à la place des autres, de colporter des ragots, de s’indigner à bon compte, confisquant la parole à d’autres habitants des Bouchôleurs qui avaient eux aussi choisi d’y vivre, qui aimaient eux aussi ces lieux et qui ayant vécu ce traumatisme de manière plus dramatique que d’autres personnes auraient bien voulu pouvoir exprimer leur point de vue. Au lieu de cela, on les désigne à la vindicte populaire ; on crée des animosités qui risquent de perdurer.

On peut légitimement penser que sortir du marché de l’immobilier des maisons ayant reçu 1.60 d’eau est un service rendu à la collectivité. Lors des tempêtes et submersions, les services de secours,  les assurances etc… ont aussi un coût pour nous tous et à combien évalue-t-on les vies humaines ?

Amitiés.