J’ai retrouvé ma connexion internet – pas sans mal, mais ça fonctionne – et j’ai l’impression de retrouver un peu mieux sinon le monde des vivants, du moins mon cercle d’amis et de parents.
Laurence qui tenait ce blog et vous donnait régulièrement des nouvelles m’en a confié la gestion et je vais essayer de continuer sur cette lancée, ce qui n’est pas évident compte-tenu de son style d’écriture original, percutant parfois, imagé souvent.
Nous avons célébré la fête des mères (et merde à Pétain !) à Taillebourg avec un petit Morgon qui avait échappé à la voracité de Xynthia. Du coup la journée nous a semblé moins grisouille. La campagne est toujours somptueuse avec ses nuances de vert. Il y a même des coquelicots ; dans les jardins, les roses n’ont jamais été aussi belles.
Côté Bouchôleurs, c’est toujours au même point : on attend. Non pas Godot mais la suite des diverses expertises. Zonage ou pas zonage ? D’aucuns réclament la suppression de cette cartographie aberrante puisqu’elle ne tient aucun compte des dénivellations assez importantes dans le quartier. Au matin après la tempête, certaines maisons étaient à sec alors que j’ai eu l’honneur et le privilège d’être hélitreuillée car il y avait encore beaucoup d’eau dans le secteur.
Le quartier est toujours aussi désert. Les autres habitants n’ont peut-être pas eu ma chance d’avoir dans leur entourage, des amis aussi compétents que dévoués et qui m’ont aidée à établir une sorte de campement dans ma maison. J’ai pu rester (et le chat aussi) dans mon environnement bien qu’il soit assez dégradé.
Mais maintenant, ça commence à bien faire !
QUI DECIDE ? OU ? OU SONT LES EXPERTS ?
QUAND VERRONS-NOUS LA FIN DE CETTE EPREUVE ? POURQUOI CETTE PUNITION ?
QUAND AURONS-NOUS LES RESULTATS DE CET EXAMEN QUE NOUS N’AVONS MEME PAS PASSE ?
La nuit de la tempête, c’était une aventure. Et puis il y a eu un grand élan de solidarité qui faisait chaud au coeur.
Depuis, on a l’impression de moisir sur place. Comment faire des projets ? comment imaginer sa vie dans quelques mois ?
Il faut s’accrocher aux petits riens qui font plaisir. Voilà !
A tous, et selon le degré d’intimité, mes pensées cordiales et/ou affectueuses et/ou de grosses bises
Aline




